Alimentation et équilibre nutritionnel à l’école

Accueil Actualités Alimentation et équilibre nutritionnel à l’école
Illustration d'un repas équilibré à la cantine. Illustration d'un repas équilibré à la cantine.

Mieux manger, ce n’est pas seulement mieux se nourrir. Dans un monde qui évolue rapidement, la question de l’équilibre nutritionnel se conjugue aujourd’hui avec celles de l’éducation à l’alimentation, de la promotion des circuits courts et de la préservation de l’environnement en limitant l’usage des contenants plastiques à usage unique.

L’équilibre alimentaire au coeur des préoccupations

Lorsque l’on parle d’alimentation ou de restauration scolaire, la notion d’équilibre nutritionnel est la première qui vient à l’esprit. En effet, une alimentation saine et équilibrée est la base du développement et de la croissance de nos enfants.

D’ailleurs, cet équilibre se construit tout au long de la journée. Les professionnels de la santé et de la nutrition estiment que le petit-déjeuner doit contribuer pour 20% aux apports énergétiques journaliers d’un enfant.

Il faut rappeler que pour lutter contre la précarité dont souffrent certaines familles, l’Etat finance des petits-déjeuners pour les élèves scolarisés dans les zones d’éducation prioritaire. Les 80% restants, l’enfant doit pouvoir les trouver dans le repas du midi (40%), le goûter (10%) et le repas du soir (30%).

S’il ne faut négliger aucun des 3 repas -ni même le goûter de 16h00-, le repas du midi est tout de même particulièrement important dans la journée. En plus d’être un moment de pause et de partage entre élèves, il doit permettre de “recharger les batteries” pour entamer l’après-midi dans les meilleures conditions.

Nous savons en effet qu’une alimentation équilibrée favorise l’attention et les capacités d’apprentissage.

Deux enfants cuisinent un repas sain et équilibré.

La place centrale de la restauration scolaire

La gestion des cantines est une compétence des collectivités territoriales : le Conseil régional pour les lycées, le Conseil départemental pour les collèges et les mairies (ou les intercommunalités) pour les écoles maternelles et primaires.

D’ailleurs, s’agissant des écoles primaires, il faut savoir que l’accès à la restauration scolaire est un droit pour tous les enfants. C’est aux maires qu’il appartient de garantir cet accès, notamment en mettant en place des tarifs adaptés aux situations des parents.

Qu’elle soit gérée directement par la collectivité ou confiée à une entreprise privée, la confection des repas dans les cantines doit répondre à des règles très strictes.

Ces règles, qui visent à préserver autant la sécurité des aliments que l’équilibre nutritionnel des enfants sont nombreuses. Sans entrer dans les détails techniques, les plats servis dans les cantines scolaires doivent répondre à certains critères essentiels :

  • l’enfant doit avoir le choix entre plusieurs plats équilibrés
  • les plats doivent être variés
  • les portions doivent être adaptées aux enfants
  • à compter du 1er janvier 2022, dans le cadre de la loi EGalim, 50% des produits servis dans les assiettes de nos enfants devront être issus de produits alimentaires durables, dont au moins 20% de bio

De nombreuses écoles mettent en place des commissions cantines auxquelles participent des représentants des élèves et des parents. Ces commissions constituent un lieu idéal d’échanges entre la direction de l’école, les personnes chargées de la confection des repas, les parents d’élèves et les enfants.

alimentation et équilibre nutritionnel en famille.

Les enjeux de l’alimentation

Bien que l’équilibre nutritionnel reste une préoccupation essentielle dans le domaine de la restauration scolaire, les enjeux de l’alimentation dépassent aujourd’hui largement la seule nécessité de se nourrir. L’éducation au goût, à une alimentation saine et équilibrée font désormais partie du quotidien de nos enfants.

Bien entendu, la santé -et notamment la prévention de l’obésité- est l’un de ces enjeux. Cette question dépasse d’ailleurs la seule restauration scolaire pour s’inscrire dans une démarche plus collective.

Les parents sont les premiers concernés et ils ont une véritable responsabilité dans l’éducation de leurs enfants à une meilleure alimentation.

A l’école, les enseignants, à travers des matières telles que les sciences ou l’éducation physique et sportive, participent également à la promotion d’une alimentation saine et équilibrée.

Enfin, les cuisiniers et les personnes chargées du service, parce qu’elles sont au contact avec les élèves pendant le déjeuner, remplissent un rôle très important d’explication et d’incitation à goûter les plats présentés.

L’éducation au goût passe également par la découverte de plats issus de cultures différentes. De nombreuses cantines proposent dans l’année une “journée américaine”, “italienne”, ou encore “espagnole”.

Un prétexte pour faire découvrir aux enfants des plats qu’ils n’ont pas forcément l’occasion de manger. C’est également une manière de les initier à la variété et aux mélanges de saveurs.

l'importance de l'équilibre nutritionnel.

L’équilibre nutritionnel dans les cantines scolaires

Dans les cantines scolaires, la question des circuits courts, de la promotion de l’agriculture locale et des produits de saison constitue un enjeu particulièrement d’actualité.

Un nombre croissant  de collectivités s’empare de cette question, à la fois dans un souci de promotion d’une alimentation saine et de défense d’une agriculture locale de qualité.

Des plateformes existent d’ailleurs pour permettre aux personnes chargées de la restauration scolaire de commander leurs produits chez des producteurs locaux. Un geste militant au service d’une alimentation saine et durable !

Enfin, dans un monde qui compte près de 7,8 milliards d’habitants, dont une grande partie souffre de malnutrition, la lutte contre le gaspillage alimentaire tient une place importante.

En France, les cantines scolaires jettent en moyenne 110g de nourriture par repas et par élève*. L’objectif de l’Etat est de réduire ce chiffre de moitié d’ici 2025. Pour lutter contre ce fléau, de nombreuses collectivités mettent en place des dispositifs tels que des portions adaptées (petites faims, grosses faims), des tables sur lesquelles les élèves peuvent déposer les fruits ou les desserts qu’ils n’ont pas consommé, etc.

Pour aider les collectivités et les services de restauration scolaire dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’ADEME édite un guide des bonnes pratiques**.

De même, pour apporter un soutien financier aux petites communes, l’état met en place un plan de d’accompagnement à la transition dans le cadre de la loi EGalim.

Équilibre nutritionnel, santé, lutte contre le gaspillage, alimentation durable : ces enjeux nous concernent tous.

Que nous soyons élus, chargés de la restauration scolaire, parents, enfants, nous avons tous un rôle à jouer pour faire émerger une alimentation plus saine et plus durable.

*Source : ADEME

**Guide des bonnes pratiques de l’ADEME